lundi 13 juillet 2026

Nouvelle publication de Djaffar Kaci - Je pense souvent à toi !


Je pense souvent à toi !
C’est le dernier né de Djaffar Kaci. Il est publié aux Éditions Aurora. Il rassemble des lettres – une trentaine - écrites à celles et ceux qui continuent d’habiter la mémoire. Un père, une sœur, une grand-mère, un ami disparu, une terre quittée. Une enfance lointaine, une voix qu’on entend encore dans le silence.

Chaque texte porte une histoire différente, mais tous naissent du même besoin : dire ce qui n’a pas toujours été dit. Sans artifices. Sans grands discours. Seulement des mots asressés à quelqu’un qui compte encore. 

Ces lettres parlent d’absence, d’attachement, d’exil, de transmission, de deuil parfois, mais surtout de ce qui reste vivant malgré le temps. 

Biographie de l’auteur

Journaliste, écrivain et communicateur d’origine algérienne, Djaffar Kaci est né à Larvaa-Nath-Irathen, en Haute-Kabylie. Passionné très tôt par l’écriture et la langue française, il commence à écrire dès son adolescence avant de se lancer dans le journalisme. 

Après des études à l’Institut des langues étrangères, il travaille comme journaliste et animateur à la Chaîne 3 de la radio algérienne. 

Au début des années 2000, il s’installe au Canada, d’abord dans l’Ouest canadien, à Winnipeg, puis à Montréal, où il poursuit une carrière dans les médias. Il a notamment travaillé 6 ans avec Radio-Canada. Dans ces livres, Djaffar Kaci développe une œuvre littéraire tournée vers la poésie, les émotions et les relations humaines. Son écriture est marquée par la nostalgie, l’exil, l’amour, la mémoire et l’attachement à la culture de ses ancêtres. Installé au Québec depuis plusieurs années, il demeure actif dans les domaines culturels et médiatiques.


mardi 28 avril 2026

« Mots et maux de la Kabylie » d’Ahcène Tahraoui


Paru en mars 2026 aux éditions BouquinBec, Mots et maux de la Kabylie rassemble une sélection d’articles et de reportages signés Ahcène Tahraoui (1). Pour son premier ouvrage, le journaliste propose une plongée dans les réalités sociales, économiques et culturelles de la Kabylie, région du Nord de l’Algérie que l’auteur a couvert durant de nombreuses années.

Le recueil couvre près de vingt ans de chroniques, d’enquêtes et d’entretiens publiés dans la presse algérienne francophone, notamment Liberté, Le Soir d’Algérie et El Watan. Tahraoui y aborde des thèmes récurrents : sous-développement, chômage, accès aux soins, fractures politiques. À travers ces textes, il documente un territoire parfois relégué à la périphérie du débat national.

L’ouvrage est préfacé par Emmanuel Galiero, journaliste au Figaro, qui établit un parallèle entre la démarche de Tahraoui et celle d’Albert Camus. En 1939, Camus avait consacré une série de reportages à la misère en Kabylie. Comme lui, Tahraoui adopte un regard engagé, attentif aux réalités humaines et aux enjeux structurels. Il ne se limite pas à relater les faits : il interroge, contextualise et met en perspective.

Avec ses 216 pages, le livre assume sa forme de recueil. L’absence de fil narratif continu pourra surprendre certains lecteurs, mais l’auteur revendique ce choix. Dans une récente entrevue accordée à El Watan, il précise qu’il s’agit d’une « contribution qui se propose de jeter un regard sur la Kabylie de ces dernières années à travers un choix d’articles de presse publiés dans le journal francophone El Watan. »

Au-delà de son intérêt documentaire, Mots et maux de la Kabylie constitue une ressource précieuse pour quiconque s’intéresse à cette région, au journalisme de terrain ou à l’histoire récente de l’Algérie. Par la diversité de ses textes et la constance de son engagement, Tahraoui offre un témoignage solide, ancré dans l’observation et la mémoire.

M. B.

Notes

(1) Journaliste de formation, Ahcène Tahraoui est diplômé de l’Institut des sciences de l’information et de la communication (1989). Il appartient à la génération qui a accompagné, parfois au péril de sa sécurité, l’essor de la presse indépendante en Algérie. Installé au Québec depuis 2022, il poursuit son engagement à Montréal, notamment au mensuel Maghreb Canada Express et au sein de la radio communautaire amazighe Radio Tamazgha. La distance géographique n’a pas affaibli son lien avec la Kabylie ; elle lui a plutôt offert un recul propice à la réflexion et à la transmission.